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notre prochaine séance mensuelle
aura lieu le
mardi 25 mars
2003 à 20h30
à l'Archipel, 17 Bd de Strasbourg - Paris X°
nous présenterons
Mes petites
amoureuses de Jean Eustache
suivi d'un débat
en présence de
Bertrand Bonello
cinéaste

Mes petites amoureuses
(1974), de Jean Eustache
Avec Martin Loeb, Ingrid Caven, Maurice Pialat
Après La Maman et la Putain, long film urbain
hanté par la parole, Jean Eustache prend à contre-pied
tous ceux qui, admiratifs ou scandalisés, s'étaient
affrontés à son propos. Mes petites amoureuses
est un film solaire et peu bavard, à l'image de Daniel,
un jeune garçon d'environ quatorze ans, qui vit chez
sa grand-mère dans un village du sud de la France. Lorsque
sa mère réclame son retour à la ville,
où elle partage un appartement avec son compagnon, Daniel
doit quitter l'école et ses amis pour découvrir
la vie d'apprenti et de citadin. L'été suivant,
c'est un tout autre garçon qui est de retour au village.
Chronique d'adolescence d'inspiration biographique, Mes petites
amoureuses est un film touchant sur la découverte
de la complexité de la vie d'adulte, des flirts et du
cinéma.
Bertrand Bonello :
Musicien classique de formation, Bertrand Bonello
bifurque et tourne, à trente ans un premier long remarqué
par la critique Quelque Chose d'Organique (1998). C'est son
deuxième film, Le Pornographe (2001- présenté
au Festival de Cannes dans le cadre de la Semaine de la Critique)
qui l'impose parmi les jeunes réalisateurs qui comptent.
Jean-Pierre Léaud y incarne un réalisateur qui,
après avoir choisi le porno à la fin des années
60 par vocation politique et libertaire, se retrouve de nos
jours confronté aux codes de son métier ainsi
qu'à de difficiles relations avec son fils. Bien plus
introspectif que provocateur, le Pornographe est un film qui
nous pose de nombreuses questions, sur l'esthétique d'un
tournage comme sur la société française.
Bertrand Bonello travaille actuellement à son troisième
film inspiré du mythe de Tirésias, devin grec
qui, après avoir connu les deux sexes, fut puni de cécité
par Héra quand il affirma la prépondérance
de la jouissance féminine.
 
photos © Yann Jouannic
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